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Conselho de Estado francês divulga relatório de estudo sobre os Établissements Publics

O Conselho de Estado francês divulgou o terceiro Relatório de Estudo (Rapport d’etude 2009) sobre os Établissements Publics. Os dois primeiros foram realizados em 1971 e 1987.

Neste último estudo, os diagnósticos realizados e as propostas apresentadas revelam a preocupação da comunidade jurídica francesa com a criação, evolução e a transformação dessas entidades públicas nos últimos anos.

Os Établissements Publics possuem uma variedade de nomes e características podendo ser destacado dois tipos principais em função da natureza de sua atividade: os Établissements Publics Administratif – EPA e os Établissements Publics Industriel et Commercial – EPIC. No direito brasileiro, ainda que não completamente equivalentes, os primeiros corresponderiam às autarquias e fundações públicas. Os segundos corresponderiam às empresas públicas e sociedades de economia mista.

Leia a íntegra do Relatório aqui.

[Publicado pelo Editor]

Conselho de Estado francês define os limites do poder de polícia e a responsabilidade do agente público

Em recente decisão proferida no processo Commune de Crégols n° 296458, julgado em 31 de agosto de 2009, o Conselho de Estado francês definiu as condições de legalidade das medidas de policia administrativa.

Segundo o órgão superior da justiça administrativa francesa, uma medida de policia somente será legal se for necessária diante da situação de fato e das informações conhecidas pela autoridade na data em que foi adotada. Quando se depreende dos elementos de fato e de direito que existe um perigo grave e iminente que exija uma intervenção urgente, sem possibilidade de postergação, a autoridade policial não comete ilegalidade ao tomar as medidas que pareçam necessárias à vista das informações que dispõe na data de sua decisão. A circunstância de que estas medidas resultem inúteis futuramente não acarretam ilegalidade, mas levam ao dever de revogá-la ou adaptá-la futuramente. Na falta desta revogação ou adaptação, a autoridade administrativa poderá ser responsabilizada.

No caso concreto, o prefeito de Crégols, com base no 2212-4 do Código Geral das Coletividades Territoriais, proibiu a continuação do funcionamento de uma micro-central hidroelétrica. Contudo, o perito designado pelo juiz do Tribunal Administrativo observou, em laudo preliminar e depois definitivo, a falta de qualquer risco de colapso da central que amparasse o ato de polícia. O Tribunal Administrativo anulou a medida de proibição e condenou a municipalidade a pagar uma indenização à empresa, tendo em conta a revelação de sua inutilidade pelo perito judicial.

A Corte Administrativa de Apelação rejeitou as conclusões da municipalidade tendentes à anulação da referida decisão e pronunciando-se sobre a apelação da empresa, aumentou o valor da indenização concedida.

No julgamento do recurso de cassação, o Conselho de Estado anulou o acórdão proferido pela Corte de Apelação por não ter verificado se o ato do prefeito foi adotado à vista dos elementos que revelassem a existência de perigo grave e iminente, que exigissem uma intervenção urgente, sem que fosse possível esperar os resultados das investigações complementares. No mérito, admitiu o Conselho de Estado a legalidade do ato que ordenou a interdição da instalação tendo em conta a informação que detinha o prefeito e a urgência do caso, bem como a inexistência de risco de colapso da micro-central hidroelétrica. Contudo, considerou a responsabilidade da municipalidade por ter mantido a interdição de funcionamento da micro-central hidroelétrica mesmo após o laudo preliminar do perito judicial atestando a inexistência de risco para a segurança. O Conselho de Estado condenou ainda a municipalidade a reparar a empresa pelos lucros cessantes desde a data de apresentação do laudo preliminar pelo perito judicial.

Leia abaixo o extrato do acórdão:

“CE 31 août 2009 Commune de Crégols n° 296458:

Considérant qu’aux termes de l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales : La police municipale a pour objet d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment: … 5° le soin de prévenir, par des précautions convenables, et de faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents et fléaux calamiteux, ainsi que les pollutions de toute nature, tels que les incendies, les inondations, les ruptures de digues, les éboulements de terre ou de rochers, les avalanches ou autres accidents naturels…; qu’aux termes de l’article L. 2212-4 du même code : En cas de danger grave ou imminent, tel que les accidents naturels prévus au 5° de l’article L. 2212-2, le maire prescrit l’exécution des mesures de sûreté exigées par les circonstances;

Considérant qu’il résulte des pièces soumises aux juges du fond que des désordres ont été constatés en 1998 sur la voie départementale n° 8 à Crégols, dans sa portion longeant le canal d’amenée d’eau alimentant, à partir du Lot, une micro-centrale hydroélectrique exploitée par la société Saint-Martin-Labouval ; qu’à la demande de la direction départementale de l’équipement, qui faisait état d’un risque d’effondrement de la centrale, le maire a, par un arrêté du 13 octobre 2000 fondé sur les dispositions précitées de l’article L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales, interdit la poursuite de l’exploitation de cette installation ; qu’un expert désigné par le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a toutefois conclu, dans un rapport préliminaire déposé le 6 mars 2001 puis dans un rapport définitif déposé le 12 février 2002, à l’absence de tout risque d’effondrement de la centrale ; que par un jugement du 10 avril 2003, le tribunal administratif a annulé la mesure d’interdiction édictée le 13 octobre 2000 et condamné la commune de Crégols à verser une indemnité de 20 000 euros à la société Saint-Martin-Labouval en raison de la faute lourde que le maire avait commise en maintenant la mesure d’interdiction au-delà du 6 mars 2001, date à laquelle son inutilité avait été révélée par l’expert ; que, par l’arrêt du 13 juin 2006 que la commune défère au juge de cassation, la cour administrative d’appel de Bordeaux a rejeté les conclusions de cette commune tendant à l’annulation dudit jugement et, statuant sur l’appel incident de la société Saint-Martin-Labouval, a porté à 116 883,42 euros le montant de l’indemnité allouée à cette société en jugeant que l’illégalité de l’arrêté du 13 octobre 2000 avait engagé la responsabilité de la commune, sur le terrain de la faute simple, dès la date de sa signature; Sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens du pourvoi;

Considérant qu’une mesure de police n’est légale que si elle est nécessaire au regard de la situation de fait existant à la date à laquelle elle a été prise, éclairée au besoin par des éléments d’information connus ultérieurement ; que, toutefois, lorsqu’il ressort d’éléments sérieux portés à sa connaissance qu’il existe un danger à la fois grave et imminent exigeant une intervention urgente qui ne peut être différée l’autorité de police ne commet pas d’illégalité en prenant les mesures qui paraissent nécessaires au vu des informations dont elle dispose à la date de sa décision ; que la circonstance que ces mesures se révèlent ensuite inutiles est sans incidence sur leur légalité mais entraîne l’obligation de les abroger ou de les adapter;

Considérant que l’arrêt attaqué constate qu’il ressort des pièces du dossier et, notamment, du rapport de l’expert, qu’à la date à laquelle le maire a prescrit l’arrêt de l’exploitation de la centrale, cette dernière ne constituait pas un danger grave ou imminent pour la sécurité publique ; qu’en déduisant de cette constatation que l’arrêté du 13 octobre 2000 était illégal au regard des dispositions de l’article L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales, et engageait par suite la responsabilité pour faute de la commune, sans rechercher si la décision avait été prise au vu d’éléments sérieux faisant apparaître l’existence d’un danger à la fois grave et imminent exigeant une intervention urgente, sans qu’il fût possible d’attendre les résultats d’investigations complémentaires, la cour administrative d’appel a commis une erreur de droit justifiant la cassation de son arrêt;

Considérant qu’il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application des dispositions de l’article L. 821-2 du code de justice administrative et de régler l’affaire au fond;

Sur la légalité de l’arrêté du 13 octobre 2000:

Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que, par une lettre du 2 octobre 2000, faisant suite à un précédent courrier et aux rapports établis par des bureaux d’études, le directeur départemental de l’équipement a indiqué au maire de Crégols que les désordres affectant le site de la micro-centrale exploitée par la société Saint-Martin-Labouval connaissaient une évolution très alarmante du fait de la persistance de mouvements de terrains ; que le directeur départemental ajoutait que le risque pour les personnes présentes était important et qu’il était aggravé par le fonctionnement de la centrale, la masse d’eau mise en mouvement par la turbine étant susceptible, en cas d’affaissement brutal, d’entraîner la formation d’une vague dont les conséquences seraient dramatiques ; qu’eu égard à ces informations et à l’urgence qu’elles faisaient apparaître, et alors même qu’il est apparu ultérieurement qu’il n’existait pas de risque d’effondrement de la micro-centrale, le maire n’a pas méconnu les dispositions de l’article L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales en ordonnant, par son arrêté du 13 octobre 2000, la fermeture de cette installation ; que c’est, dès lors, à tort que le tribunal administratif s’est fondé, pour annuler cette mesure, sur une violation de ces dispositions;

Considérant qu’il appartient au Conseil d’Etat, saisi par l’effet dévolutif de l’appel, d’examiner l’autre moyen soulevé par la société Saint-Martin-Labouval à l’encontre de l’arrêté litigieux;

Considérant que les désordres qui ont motivé l’intervention de cet arrêté avaient une cause extérieure à l’immeuble ; que, par suite, ils n’entraient pas dans le champ de la procédure de péril prévue par les dispositions de l’article L. 511-1 du code de la construction et de l’habitation, dont la société ne peut utilement invoquer la méconnaissance;

Considérant qu’il résulte de ce qui précède que la commune de Crégols est fondée à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Toulouse a annulé l’arrêté du 13 octobre 2000 en tant qu’il ordonnait l’arrêt de la micro-centrale exploitée par la société Saint-Martin Labouval;

Sur la responsabilité:

Considérant que la mesure prise légalement le 13 octobre 2000, au vu d’informations sérieuses relatives à l’existence d’un danger grave et imminent, ne saurait engager la responsabilité pour faute de la commune ; qu’en revanche, en maintenant l’interdiction de faire fonctionner la micro-centrale hydroélectrique au delà du 6 mars 2001, date à laquelle l’expert désigné par le tribunal administratif a communiqué aux parties une note faisant apparaître que cet établissement ne présentait aucun désordre et que son fonctionnement ne menaçait pas la sécurité, le maire de Crégols a commis une faute de nature à engager la responsabilité de la commune à l’égard de la société Saint-Martin-Labouval;

Considérant qu’il résulte de l’instruction que la société Saint-Martin Labouval a dû cesser l’exploitation de la micro-centrale hydroélectrique jusqu’à l’intervention de l’arrêté du 18 septembre 2001 par lequel le maire de Crégols a abrogé l’interdiction prévue par son arrêté du 13 octobre 2000 ; qu’eu égard au délai de remise en route de l’exploitation, la société peut prétendre à une indemnité couvrant les pertes nettes de recettes d’exploitation subies postérieurement au 15 mars 2001 et une partie des frais de remise en état de l’installation à la suite de son arrêt prolongé ; qu’il sera fait une juste appréciation de ces chefs de préjudice en portant de 20 000 euros à 35 000 euros l’indemnité qui lui a été allouée par les premiers juges;

Considérant qu’il résulte de ce qui précède que la commune de Crégols n’est pas fondée à demander à être déchargée de toute condamnation ; que la société Saint-Martin-Labouval n’est pas fondée à se plaindre, par la voie de l’appel incident, de ce que le tribunal administratif de Toulouse a limité la responsabilité de la commune à la période allant du 6 mars au 18 septembre 2001 ; que la société est en revanche fondée à demander que l’indemnité qui lui a été accordée en première instance soit relevée, dans la limite de 35 000 euros;

Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts:

Considérant que la société Saint-Martin Labouval a droit aux intérêts de la somme susdite à compter du 5 janvier 2001, date de sa demande préalable d’indemnisation;

Considérant que la société requérante a demandé la capitalisation des intérêts le 22 août 2002, date à laquelle il était dû au moins une année d’intérêts ; qu’elle a droit en conséquence à la capitalisation des intérêts échus au 22 août 2002, ainsi qu’à chaque échéance annuelle à compter de cette date;

Sur l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative:

Considérant que ces dispositions font obstacle à ce qu’il soit mis à la charge de la société Saint-Martin Labouval, qui n’est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que la commune de Crégols demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ; qu’il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application de ces dispositions en mettant à la charge de ladite commune une somme de 5 000 euros au titre des frais que la société Saint-Martin Labouval a exposés devant la cour administrative d’appel de Bordeaux et le Conseil d’Etat;

D E C I D E:

Article 1er: L’arrêt du 13 juin 2006 de la cour administrative d’appel de Bordeaux est annulé.

Article 2: Le jugement du tribunal administratif de Toulouse en date du 10 avril 2003 est annulé en tant qu’il a annulé l’arrêté du maire de Crégols en date du 13 octobre 2000. Le recours pour excès de pouvoir présenté par la société Saint-Martin-Labouval à l’encontre de cet arrêté est rejeté.

Article 3 : L’indemnité due par la commune de Crégols à la société Saint-Martin-Labouval est portée de 20 000 euros à 35 000 euros. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter du 5 janvier 2001. Les intérêts échus à la date du 22 août 2002, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date, seront capitalisés pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 4: Le surplus de l’appel incident de la société Saint-Martin-Labouval devant la cour administrative d’appel est rejeté.

Article 5: Le jugement du 10 avril 2003 du tribunal administratif de Toulouse est réformé en ce qu’il a de contraire à la présente décision.

Article 6: Les conclusions de la commune de Crégols tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. Ladite commune versera à ce titre à la société Saint-Martin-Labouval une somme de 5 000 euros.

Article 7: La présente décision sera notifiée à ….”

[Publicado pelo Editor]

Estado francês é condenado pela falta de dignidade humana nos presídios

O Tribunal Administrativo de Rouen condenou o Estado a depositar 3.000 euros a cada um dos três detentos que estavam encarcerados sob condições que violam o respeito da dignidade humana. (L’Etat condamné pour non-respect de la dignité humaine en prison.  Le Monde, 07.05.2009)

 O Tribunal destacou a promiscuidade e a falta de respeito com a intimidade resultante de celas com área de 10,80 a 12,36 m², abrigando dois ou três detentos cada.

 Veja abaixo infográfico com a situação carcerária da França:

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[Publicado pelo Editor com colaboração de Maria Raquel Lins]

Conselho de Estado francês examina tempo de discurso do Presidente

O Conselho de Estado Francês, a mais alta Corte da justiça administrativa, começou a examinar o recurso de François Hollande, primeiro secretário do Partido Socialista, contra a recusa do Conselho Superior do Audiovisual (CSA) de considerar o tempo de discurso do Presidente Nicolas Sarkozy como tempo de governo. (La prise en compte du temps de parole présidentiel est préconisée. Le Nouvel Observateur, 03.04.2009).

 

Em 2007, François Hollande interpôs o recurso ao Conselho de Estado afirmando que o discurso e o tempo de exposição mediática de Sarkozy deveria ser incluído no cálculo de tempo dividido entre governo, maioria e oposição, de modo a garantir o pluralismo democrático no rádio e na televisão.

 

Segundo Catherine de Salins, relatora pública, o discurso do Presidente da República deve ser levado em consideração para o respeito do pluralismo político. As preconizações da relatora pública são geralmente aceitas pelo Conselho de Estado. A decisão final deverá sair em quinze dias.

 

[Publicado pelo Editor com colaboração de Maria Raquel Lins]

Responsabilidade do Estado francês pela deportação de judeus

O Conselho de Estado, a mais alta corte de Justiça administrativa francesa, reconheceu formalmente a responsabilidade do país pela deportação de judeus durante a Segunda Guerra Mundial. (Déportation: l’Etat français “responsable” mais.. Le Nouvel Observateur, 16.02.2009)

 

Especialistas no assunto disseram que a decisão do Conselho representa o mais claro reconhecimento das autoridades francesas da participação do país no Holocausto.

 

O Conselho de Estado disse que a França permitiu ou facilitou deportações que levaram à perseguição anti-semita sem sofrer coerção dos nazistas, que controlaram a França de 1940 a 1944.

 

Porém, o Conselho concluiu que já foram feitos os devidos reparos “na medida do possível, para todas as perdas sofridas”, descartando assim qualquer tipo de compensação para deportados ou seus familiares.

 

Entre 1942 e 1944, cerca de 76 mil judeus foram deportados da França para campos de concentração nazistas pelo governo francês instalado pelos nazistas no centro-sul do país, com capital na cidade de Vichy.

 

O governo de Vichy dividiu entre 1940 e 1944 a administração do território da França com a própria Alemanha, que controlava Paris, o norte e o oeste do país.

 

Em 1995 o então presidente francês, Jacques Chirac, já havia reconhecido a responsabilidade do governo na deportação de judeus franceses, encerrando décadas de ambiguidade de todos os governos anteriores.

 

[Publicado por Maria Raquel Lins]