Posts de Outubro, 2008|Página de posts mensais
Salvando o capitalismo dos capitalistas
Frédéric Lemaître, editorialista do Le Monde, afirma que depois do desaparecimento do comunismo, paradoxalmente, os capitalistas tornaram-se os melhores inimigos do capitalismo. Os dirigentes de empresas com as suas remunerações extraordinárias conseguiram a façanha de obrigar os governos a legislar a fim de colocar um termo nos seus abusos.
Recorda Lemaître que na França os dirigentes do “CAC 40″( composição de grandes empresas) ganharam em média 4 milhões de euros em 2007. Os dirigentes dos grandes bancos internacionais atingiram nos últimos três anos 95 milhões de dólares de remuneração. É aí que a crise atual constitui um novo elemento. Não somente as remunerações elevadas são socialmente injustas, e economicamente ineficazes, mas também são nocivas.
[Publicado pelo Editor com colaboração de Maria Raquel Lins]
Pensar a sociedade de risco global
Ulrich Beck, filósofo e sociólogo da Universidade de Munique, autor de La sociedad del riesgo: hacia uma nueva modernidad. Barcelona: Paidós, 2006; La sociedaded del riesgo mundial: em busca de la seguridad perdida. Barcelona: Paidós, 2008; Modernização reflexiva: política, tradução e estética na ordem social moderna. São Paulo: UNESP, 1997; Que é globalização? Equívocos do globalismo, respostas á globalização. Rio de Janeiro: Paz e Terra, 1999, em artigo para o jornal Le Monde indaga como a globalização dos riscos financeiros pode provocar a perturbação da política mundial. Afirma que a generalização dos riscos (variações climáticas, crise financeira, terrorismo) instaura um estado urgentemente ilimitado, que transcende a esfera nacional para tornar-se universal. Desse modo, a resposta ao desmoronamento da economia mundial não pode ser encontrado no espaço político do Estado-nação.
Penser la société du risque global
Ulrich Beck
LE MONDE, 23.10.08
Du jour au lendemain, l’économie de marché, principe dont l’Occident s’est fait le missionnaire, et qui a entraîné une aversion pour le communisme, ainsi qu’une mise à distance critique du système chinois actuel, est devenue fiction. C’est avec le zèle des néophytes que les banquiers (devenus des “banksters” dans l’opinion publique) exigent la nationalisation de leurs pertes. Le modèle chinois d’économie socialiste de marché, jusqu’ici raillé, diabolisé mais aussi redouté, est-il en train de faire irruption dans les cercles anglo-saxons du “laisser-faire” ? Comment la globalisation des risques financiers peut-elle provoquer un tel bouleversement de la politique mondiale ?
La distinction suivante, fondamentale, nous livre une réponse à cette question : le risque ne signifie pas catastrophe, mais perception de la catastrophe future dans le présent. La généralisation des risques (variations climatiques, crise financière, terrorisme) instaure un état d’urgence illimité, qui transcende la sphère nationale pour devenir universel.
Au premier abord, l’on pourrait penser que le philosophe Carl Schmitt (1888-1985) avait prévu le potentiel politique que recèle l’état d’urgence instauré par la globalisation des risques. Or, dans sa théorie de la souveraineté, Carl Schmitt pense l’état d’urgence dans les limites de l’Etat nation. Le signe le plus visible de la globalisation des risques est peut-être l’instauration d’une situation exceptionnelle qui abolit les frontières entre les Etats nations, et brouille les repères sociaux, spatiaux et temporels. Sur le plan de la socialisation, l’état d’urgence transcende les frontières, dans la mesure où le nouveau chapitre financier qui s’ouvre relève de la “politique intérieure mondiale”. On le voit dans la bataille que se livrent les gouvernements pour trouver le meilleur plan de sauvetage (voir l’exemple du premier ministre Gordon Brown). Un jeu de pouvoir, relevant à la fois du coup de poker et de la roulette russe, vient transformer les règles d’une politique internationale apparemment révolue.
Aucun joueur isolé ne peut sortir son épingle du jeu, car tout repose sur les alliances qu’il contracte. A lui seul, un gouvernement ne peut combattre ni le terrorisme global, ni le dérèglement climatique, ni parer la menace d’une catastrophe financière. Lorsqu’il cherche une réponse à l’effondrement programmé de l’économie mondiale dans les limites étriquées de l’espace national, un politicien comme Michael Glos (ministre allemand de l’économie) ressemble à un ivrogne, qui, en pleine nuit, tente de retrouver son porte-monnaie à la lumière d’une lanterne. Quand on lui demande : “Est-ce vraiment ici que vous avez perdu votre porte-monnaie ?”, ce dernier répond : “Non, mais la lumière de cette lanterne me permet au moins de continuer à chercher !”
En d’autres termes : la globalisation des risques financiers pourrait aussi engendrer des “Etats faibles” – même dans les pays occidentaux. La structure étatique qui émergerait de ce contexte aurait pour caractéristiques l’impuissance et l’autoritarisme postdémocratique.
L’état d’urgence abolit les zones de protection, car l’impact des risques financiers dans un monde d’extrême interdépendance est devenu imprévisible et impossible à compenser. L’espace sécurisé des premiers Etats nations de l’ère moderne n’était pas à l’abri des dommages. Toutefois, ceux-ci étaient réparables : les dégâts qu’ils causaient étaient indemnisables. Une fois que le système financier mondial s’est effondré, que le climat s’est déréglé de manière définitive, que les groupes terroristes disposent déjà d’armes de destruction massive, alors il est trop tard. Au regard de cette nouvelle forme de menace pour l’humanité, la logique de réparation n’est plus valable. Dans ce contexte, tout jugement rationnel et fondé sur l’expérience est banni !
Le caractère imprévisible des risques financiers est le corollaire de l’absence de savoir. Dans un même temps, les exigences de l’Etat en matière de connaissance, de contrôle et de sécurité doivent pourtant être renouvelées, approfondies et étendues. De là résulte toute l’ironie (pour employer un euphémisme) de la situation : l’on prétend contrôler quelque chose, dont personne ne peut connaître ni la nature, ni l’évolution, et l’on ignore quels seront les effets bénéfiques ou secondaires des milliards prescrits en guise de thérapie par les politiques, dans l’ivresse des chiffres. Pourquoi est-ce à l’Etat d’intervenir, lorsque l’économie refuse de fonctionner ? A cela il y a une réponse-clé, d’ordre sociologique : c’est sur la promesse de sécurité que l’Etat moderne assoit sa suprématie.
Que se passe-t-il lorsque cette promesse démesurée n’est pas tenue ? La réponse est réaliste et cynique à la fois : l’impuissance de l’action politique accroît le danger, et par là la détresse. Avec une conséquence paradoxale : la détresse blanchit les erreurs politiques en même temps qu’elle crée les conditions de leur apparition. Plus les fautes accentuent la détresse des gens, plus elles sont pardonnées.
Le caractère imprévisible du danger crée un état d’urgence qui n’est plus limité dans le temps. De ce point de vue, les crédits “toxiques” du système financier mondial ressemblent un peu au danger d’avalanche lorsque la neige ne cesse de tomber : on sait que le risque existe, mais on ne sait pas avec exactitude quand et où se produira l’effondrement.
En même temps, la perception de ce danger qui menace de nous entraîner tous au fond du gouffre crée une dynamique, une accélération de l’action, et par là une nécessité consensuelle qui vient court-circuiter la prise de décision politique. La conséquence : ce qui paraît impensable au sein de l’espace politique national devient possible, précisément, à l’échelle mondiale. Des engagements d’ordre financier et politique parviennent à être pris au niveau mondial, dans une précipitation proche de l’électrochoc.
Pourquoi ? Parce que la catastrophe est anticipée, et le risque universel amplifié par les images véhiculées par les médias. Le pouvoir sans précédent de la perception du danger universel est toutefois cher payé, car il n’est que de courte durée : la légitimité de l’action “cosmopolitique” face aux risques globaux dépend des médias, et ne se maintient que par l’attention qu’ils portent à ces dangers.
Dans la société du risque global, ni l’errance métaphysique du Godot de Beckett, ni la vision horrifiée des mécanismes de contrôle de Foucault, ni même la tyrannie silencieuse du processus de rationalisation qui terrifiait Weber, ne suscitent un choc anthropologique. Ce qui nous effraie, c’est l’idée que la toile de nos dépendances matérielles et de nos devoirs moraux pourrait se déchirer, et que le système sensible de la société mondiale du risque pourrait s’effondrer. C’est le monde à l’envers. Ce qui était un tableau effroyable pour Weber, Adorno et Foucault (la perfection du contrôle rationnel qui régissait le monde) est pour la victime potentielle des risques financiers (c’est-à-dire pour tout le monde) une promesse : ah !, si le contrôle rationnel régnait en maître ! Si nos pires maux étaient la consommation et l’humanisme ! Si le système pouvait venir lui-même à bout de ses dérèglements, ! Comme ce serait merveilleux !
Quel est l’effet positif de ces effets pervers ? Que les Etats nations égoïstes doivent s’ouvrir d’eux-mêmes au monde. Il s’agit toutefois d’une possibilité parmi bien d’autres, qui implique d’avoir tiré des leçons de l’anticipation de catastrophes. Une autre possibilité serait qu’elles n’aient pas lieu.
Traduit de l’allemand par Sandrine Adass
[Publicado pelo Editor]
Greenspan: livre mercado é incapaz de se auto-regular
Defensor do livre mercado e da auto-regulação das instituições financeiras, o ex-presidente do Banco Central norte-americano Alan Greenspan reconheceu que falhou na regulação do mercado de derivativos. Em audiência no Congresso no sobre a situação dos mercados, Greenspan confessou-se chocado com a dimensão da crise financeira.
Reestatização dos fundos privados argentinos
O polêmico projeto de lei da presidente da Argentina, Cristina Kirchner, que prevê a estatização dos fundos privados, criados pela reforma previdenciária de 1994, após causar queda na Bolsa de Comércio de Buenos Aires, deverá enfrentar uma batalha política e judicial.
Alguns deputados peronistas rebeldes criticam o modo improvisado que o governo pretende realizar a reestatização. No campo jurídico, o presidente da União de Administradoras de Fundos de Aposentadorias e Pensões (UAFJP), Sebastián Palla, disse que não descarta recorrer a ações legais na Argentina e em tribunais internacionais. A entidade congrega as dez administradoras de fundos de pensão do país.
Em entrevista ao jornal Deutsche Welle, Stefan Engelsberger, representante dos interesses de investidores alemães, expõe seu ponto de vista sobre o projeto.
Entrevista Bernard-Henri Lévy
A revista alemã Der Spiegel entrevista o filósofo e jornalista Bernard-Henri Lévy. Indicado recentemente pela Le Nouvel Observateur como uma das 50 estrelas do pensamento francês, Lévy é um tipo de Robin Hood intelectual, indo a aonde há totalitarismo e/ou guerra. Possui uma compreensão da cultura americana, pouco usual para os padrões europeus, especialmente o francês. Publicou recentemente Left in Dark Times: A Stand Against the New Barbarism e Ennemis Publics.
Nesta entrevista Bernard-Henri Lévy explica a noção de barbarismo, critica o lado obscuro da esquerda e opina sobre as possíveis conseqüências das eleições norte-americanas.
SALON: The subtitle of your new book is “A Stand Against the New Barbarism.” Can you explain what you mean by that?
Levi: What I mean by the new barbarism is great ideas having bad effects. Great ideals turning out to be the stem cell of big crimes, big injustices, unfairnesses, brutality and so on. The barbarism 30 years ago when I wrote “Barbarism With a Human Face” was Marxism, which pretended to be a fight in favor of justice, social equality, freedom, eradication of slavery, and which was exactly the contrary. And you have today a new barbarism in the case of these women and men who pretend to fight in favor of tolerance, in favor of anti-imperialism, in favor of anti-colonialism, and actually plead for slavery of the women, massive violation of human rights. Or when they don’t plead for that, they tolerate them, refuse to denounce them.
You have a new mechanism today … for example, where in the name of anti-Americanism the crimes in Darfur are not denounced. The crimes in Bosnia were accepted. And so many wars in Africa or elsewhere are just forgotten.
SALON: Are there specific kinds of people you’re talking about?
LEVI: Those, for example, who pretend to be anti-mondialist … I don’t know if you have this in America? Anti-mondialists fight against globalization. Anti-globalization … They are the dark side of the left of today. Now, in my family, which is the left progressive camp — in this family, I observe that there is a tendency which can reach the same results … the same blindness of the right. The same indifference to the real suffering of the real people, and so on and so on.
SALON: So you are saying that you believe the left can end up committing the same sins as the right? Because I think in the United States we have been fighting for tolerance in so many ways — tolerance for gays, civil rights …
LEVI: These battles, of course, you fought. I fought … And it is won. It is achieved. Barack Obama being a candidate for the presidency and maybe — I hope — elected means that the fight is won, more or less. Frankly a country where racism is sued in front of lawyers, a country where the women won the power of preventing discrimination and so on, this is great. This is a huge cultural revolution, which America led. But in the name of tolerance there can be also some crimes — not committed but veiled … For example, those who tell us that we have to be tolerant of the radical Islamist movements. Those who tell us that being tolerant means trying to understand their reasons and their justifications. Those who tell us that, about women, to veil the face of a woman is just a customary habit, which we Westerners are not allowed to judge according to the standard of human rights. This is a very bad thing. This idea that every habit should be respected, every custom should be accepted because it belongs to a whole and that if we take a piece, we break the whole — this is one of the counter-effects of tolerance. And you have in America a lot of people who said, why should you ask the Indian people to resign the pattern of the castes that belong to their culture? Why should you oblige this or that tribe, people in Africa, to resign the excision of the clitoris of the little girl? It belongs to their culture …
SALON: You framed the new book around your telling Nicolas Sarkozy that you would not support or vote for him for president. Even though you two had been friends for 25 years, you told him in a phone call that you’d never voted for the right, and you had no intention of changing that. What is your relationship with Sarkozy now?
LEVI: I don’t know. I did not see him again since the book … He does not believe in ideas, so he does not understand somebody who was a sort of buddy — I would not say a friend but a buddy — not to vote in favor of him. He still did not understand, I think, so he interprets these sorts of stories in terms of betrayal, fidelity. I don’t believe in that. The only fidelity you have to have is to ideas, truth, and there are some circumstances when an intellectual has a duty of infidelity — if he’s a friend, and if you are against his ideas. What does it mean to be a leftist? Does it mean to be faithful to a family, whatever the family does? Whatever the family says? I don’t think so. There is a duty of unfaithfulness also to the family in question — to the left when the left is embodied by Noam Chomsky, or when it is embodied by Naomi Klein.
SALON: Would you define for an American audience what you mean by a leftist? I’d like to try and get at what the difference is between someone on the left in Europe and the U.S.
LEVI: In the two countries, I think it is the same definition: to have freedom and equality, the two dreams of freedom and equality walking at the same pace. To refuse to choose between the two. This is written in the motto of the French Republic, as you know, “Liberté, égalité, fraternité.” And it is also written in the DNA of the best of America. The real dream of equality, which fed the battle, for example, for the civil rights, Martin Luther King and so on, and the battle for individual freedom. Those who ask to choose between the two — if you have freedom you do not have equality, if you have equality, you do not have freedom — for me, they are not leftist. This is a good definition of the left.
SALON: If there were three main differences between the left and the right, right now, what would you say they are?
LEVI: To believe or not to believe that equality and freedom can be combined, as I told you, is one difference. (Another is) to believe or not to believe in politics. A classical rightist or leftist-rightist does not believe in politics; he believes in the invisible hand of the market in one case, of history in the other case — the invisible hand being able, herself and alone, to promote the change and the reform and so on. For me, a leftist is somebody who believes a democracy has to be built with time, patience, real meaning and so on. And the third difference for me is not to choose the victims. When you are a rightist, you decide, for example, that you have some privileged blood baths, some privileged wars of which you take care and others of which you don’t take care. You also have some people in the so-called left who (do that) — for example … Kosovo. You had a racist, neo-Fascist dictator (there), Miloševi. You had a civil population guilty of nothing, which was displaced, raped, killed and so on. And you had some people who, because America was against Miloševi, decided to be in favor of Miloševi and against the American intervention to stop the thing, and so on and so on. This is the false left.
SALON: In this book, you write, “Since the French Revolution, the word ‘revolution,’ the pure signifier, was, in France at least, the most serious political dividing line. The Left wanted it; the Right feared it.” What is the state of revolution in the world right now?
LEVI: It depends on what you mean by revolution. If you mean by revolution the dream which was on the top of the clock when I was 20 years old (in the 1960s), I hope this dream is over — the dream of rebeginning the human gender. To remake it. To remold it completely … This was the old way of being a revolutionary. Now, if you mean by revolution changing the world in favor of the have-nots, of the less gifted, and so on — if you mean by revolution, more and more democracy and liberal democracy and not to choose between liberty, freedom and equality, this is still going on. Not enough. I hope it will be more.
SALON: I think that if Obama is elected, it will be a revolution in the United States.
LEVI: In a way, you can understand it like this. I am in favor of that myself. I hope, if I could pray I would pray, for Obama being elected.
SALON: Why do Europeans love Obama?
LEVI: I don’t know. I can’t tell you why. I don’t love him, by the way. I wish him to be elected. It’s not a question of love or hate … This is not the best way to make politics. Why Obama should be chosen, in my opinion: No. 1, because it would mean really the end — and the complete victory of the battle begun in the ’60s. No. 2, because it will mean the end of a new American evil, which is the dividing, the Balkanization of American society. This is another counter-effect of a great idea, which was tolerance. You so much tolerate that you tolerate the American society to be in separate bubbles having their own peculiarities, and so on. Obama as president will mean all these bubbles submitted to a real ideal of citizenship. This is his message. McCain will not be able to do this. If McCain is elected, I can tell you the Iranians will close themselves in the Iranian identity. The Arabs will coldly, freezingly imprison themselves in the Muslim identity. The African-Americans will believe that the American society is more and more built against them. You will have an increase of the Balkanization. And No. 3, you have another ideal in the America of today, which I call the competition of victims. Competition of memories. If you are in favor of the Jews, you cannot be in favor of the blacks. If you remember the suffering of slavery, you cannot remember too much the suffering of the Holocaust, and so on and so on. The human heart has not space enough for all the sufferings. This is what some people say. Obama says the contrary. It will mean the end of this stupid topic, which is competition of victimhood.
SALON: If McCain is elected, then how will the world react?
LEVI: The only way America can get out of the current crisis is a minimum of welfare state, of a Rooseveltian New Deal. It will not be tax cuts and so on … So America will react badly. The world will react also badly. McCain may not be a bad guy, but he will mean — his victory will mean — the revenge, freezing, frightened, shy, rear-guard America. Rear guard. Not vanguard. Not victorious. Not optimist America.
SALON: A lot of Americans do not understand why it even matters what the rest of the world thinks about who the American president is.
LEVI: Because you are the most important, the most powerful country in the world. But don’t be too narcissistic, you Americans. Everything matters to everybody. The next president of Iran matters to everybody. Who is president matters to everybody. Who presides over one of the most little states in the world, which is Israel, matters to everybody. The entire world matters. Even more little — Gaza. Hamas or not Hamas? Everybody has the eyes on that. So it is a principle, a rule in this time of globalization: Everything matters to everybody.
[Publicado pelo Editor]
Estatização parcial de empresas européias
O presidente francês Nicolas Sarkozy propôs ao Parlamento Europeu que os países-membros do bloco criem fundos soberanos para adquirir ações de empresas que tenham sido atingidas pela crise financeira internacional.
Em seu pronunciamento, Sarkozy voltou a defender uma reunião com os líderes internacionais para debater a reforma do sistema financeiro internacional e eliminar os paraísos fiscais, nos moldes do encontro de “Bretton Woods” de 1944 que estabeleceu e fixou o câmbio do dólar americano. O encontro de cúpula onde será debatida a reforma do sistema financeiro internacional já havia sido tema da conversa de Sarkozy com o presidente dos EUA, George Bush, no último final de semana.
Esta reunião de cúpula deverá ser realizada em Nova York, em novembro, com a participação tanto das nações do G8 – os sete países mais industrializados e a Rússia – como do G5, que reúne as economias emergentes Brasil, México, China, Índia e África do Sul.
[Publicado pelo Editor com colaboração de Maria Raquel Lins]
Administração Pública pode abrir novo concurso no prazo de validade do anterior
A Quinta Turma do Superior Tribunal de Justiça (STJ) no julgamento do RMS 24592 decidiu que mesmo na hipótese de concurso ainda no prazo de validade, a Administração Pública pode abrir novo concurso para o preenchimento de novas vagas (com exceção das previstas no concurso ainda válido), não sendo obrigada a aproveitar os classificados no certame anterior, além do número de vagas fixadas.
No caso analisado, o edital para o concurso de delegado da Polícia Civil do Rio Grande do Sul previu 50 vagas para a classificação de candidatos para a segunda etapa do certame – o curso de formação. Ainda de acordo com o edital, os classificados além das 50 vagas estariam automaticamente eliminados da concorrência.
O processo teve início quando a candidata classificada na 231ª posição entrou com mandado de segurança no Tribunal de Justiça do Rio Grande do Sul (TJRS) com o objetivo de ter seu nome incluído na listagem dos aprovados para a etapa do certame que previa o curso de formação. O TJRS negou o pedido. De acordo com o Tribunal gaúcho, no caso em análise, “a abertura de novo concurso, dentro do prazo de validade do anterior, não infringe o direito fundamental dos candidatos que, aprovados em algumas fases, não ingressaram na última, derradeira e decisiva etapa do certame”, como no caso da autora da ação.
Com a decisão da Corte estadual, a concursanda recorreu ao STJ. Ela reafirmou que obteve aprovação em todas as fases do concurso, “inclusive submetendo-se aos exames clínicos e psicológicos, físicos e médicos, e à biometria do Estado, realizada pelo Órgão Oficial”. Para os advogados da candidata, a abertura de novo concurso no prazo de validade do certame anterior, com previsão de mais vagas, contraria o artigo 37, inciso IV, da Constituição Federal, bem como a súmula 15 do Supremo Tribunal Federal.
A concorrente também afirmou que os itens do edital do concurso que prevêem a exclusão dos candidatos não-aprovados no número de vagas estabelecido (50) divergem do Princípio da Razoabilidade. Além disso, segundo a defesa da candidata, 53 concorrentes, e não 50, foram encaminhados ao curso de formação na Academia, “sendo que, inclusive, a candidata posicionada em 64º lugar encontra-se trabalhando definitiva e normalmente no cargo”.
O ministro Arnaldo Esteves Lima, relator do processo, rejeitou o recurso. Para ele, “se o edital estabeleceu que todos os candidatos classificados além do número de vagas previsto estariam eliminados, não há falar em aprovados nessa situação, razão por que a abertura de novo concurso público no prazo de validade do anterior não gera direito líquido e certo à convocação para a fase subseqüente, assim como não contraria o disposto no artigo 37 da Constituição Federal”.
Além disso, segundo o ministro, se a candidata entende que as regras do edital eram ilegais ou inconstitucionais, deveria impugná-las no momento oportuno. Todavia, não se manifestou. “Insurge-se contra essas regras tão-somente agora, por meio de mandado de segurança, quando superado o prazo decadencial de 120 dias, a que alude o artigo 18 da Lei 1.533/51”.
O relator destacou, ainda, decisão da Sexta Turma do STJ em caso semelhante ao em julgamento. “A Sexta Turma, ao julgar caso análogo, atenta às regras editalícias em referência, negou provimento (rejeitou) ao recurso ordinário em mandado de segurança de candidatos, ao fundamento de que eles estavam posicionados além do número de vagas previsto, motivo pelo qual estariam eliminados. Desse modo, não teriam direito de participar do curso de formação profissional, que constitui a fase final do concurso”.
Fonte: Notícias STJ
O poder intelectual francês
Em resposta a uma reportagem da Time que anunciou a “morte da cultura francesa”, a revista Le Nouvel Observateur analisa a atual influência dos intelectuais franceses e lista as 50 estrelas do pensamento francês com a descrição de suas princiais produções acadêmicas. Vale conferir também o comentário de Christopher Caldwell, colunista do Financial Times sobre a polêmica.
Les 50 stars de la pensée
Les incontournables
CLAUDE LEVI-STRAUSS
Elisabeth de Fontenay
Françoise Héritier
René Girard
Jacques Le Goff
Jacqueline de Romilly
Pierre Nora
Edgar Morin
Les médiatiques
BERNARD-HENRI LEVY
André Glucksmann
Michel Onfray
Pascal Bruckner
Régis Debray
Luc Ferry
André Comte-Sponville
Jacques Attali
Alexandre Adler
Les réformistes tendance
MARCEL GAUCHET
PIERRE ROSANVALLON
Patrick Weil
Olivier Mongin
Alain Touraine
Thomas Piketty
Daniel Cohen
Les conservateurs assumes
ALAIN FINKIELKRAUT
Nicolas Baverez
Marc Fumaroli
Blandine Kriegel
Pierre Manent
Antoine Compagnon
Alain-Gérard Slama
Les radicaux chics
ALAIN BADIOU
JACQUES RANCIERE
Luc Boltanski
Yann Moulier Boutang
Michel Surya
Gérard Mauger
Eric Hazan
La jeune garde
FRANCOIS CUSSET
Mehdi Belhaj Kacem
Pap Ndiaye
Pierre Tévanian
Bruce Bégout
Michela Marzano
Thomas Deltombe
Vincent Cespedes
Les clercs du nouveau monde
OLIVIER ROY
JEAN TIROLE
Esther Duflo
Thérèse Delpech
Philippe Aghion
Gilles Kepel
Entrevista Helen Darbishire e o direito de acesso aos documentos públicos
Em entrevista para a mesma revista francesa, Helen Darbishire, diretora da ONG Access Info Europe, explica o papel da Organização na defesa do direito à informação na Europa, sendo que uma das prioridades no momento é a preparação da primeira convenção sobre o direito de acesso à informação e aos documentos públicos.
LE DROIT D’ACCES AUX DOCUMENTS ADMINISTRATIFS
Quel est le but de votre association, Access Info Europe ?
- Access Info Europe a pour but de promouvoir et de défendre le droit à l’information. L’une de nos priorités du moment est la préparation, avec le Conseil de l’Europe -qui regroupe 47 pays- de la première convention sur le droit de l’accès à l’information et aux documents publics.
Et quel est le problème de “l’accès à l’information” ?
- Chaque personne, n’importe qui, a le droit de demander à l’Etat les documents et les informations pour savoir ce que le gouvernement fait avec l’argent des impôts et ce qu’il fait du pouvoir que nous lui avons transféré pendant les élections. Le droit à l’accès à l’information est un droit international, reconnu dans les constitutions, dans les traités internationaux, mais qui est loin d’être toujours respecté… C’est un droit pour tous sans avoir la nécessité de justifier pourquoi on cherche ces informations. Lors des études que nous avons menées dans différents pays sur ce thème, les fonctionnaires nous ont souvent demandé pourquoi nous cherchions telle ou telle information. Cette demande est illégale, selon la loi française, mais également selon les standards internationaux.
Concrètement, quelles sont les informations que vous demandiez lors des études que vous menées ?
- Nous avons, par exemple, demandé dans les pays européens que nous avons étudiés (Bulgarie, Roumanie, Arménie, France, Espagne, Macédoine) le nombre de morts dans l’armée l’année précédant notre étude. Cette information est pertinente, car elle ne concerne pas la sécurité nationale mais qui peut être sensible à révéler. Néanmoins, on a le droit de savoir combien de soldats meurent chaque année.
En Bulgarie, en Roumanie et en Arménie, nous avons reçu ce chiffre. La Roumanie a même précisé comment les soldats étaient morts (suicides, accidents de travail, lors de mission…). En France, nous avons effectué deux fois la demande au ministère de la Défense pour la même information. Nous avons reçu un appel pour savoir pourquoi nous voulions connaître ce chiffre et nous n’avons jamais rien reçu. Une telle situation est très fréquente en France. Sur 140 demandes au total, nous avons reçu l’information pour seulement 21% des cas. Largement derrière la Roumanie, l’Arménie et la Bulgarie qui se situent plutôt autour de 50%. Ne parlons même pas des délais de réponse en France : ils comptent parmi les plus longs dans le monde.
Comment expliquez-vous une telle situation ?
- Le CADA, la Commission d’Accès aux Documents Administratifs en France, concède elle-même dans son rapport annuel que la France a un problème de conformité avec la loi. Elle dénonce l’inertie de l’administration, toujours réticente à donner une information. Or, il y a une loi en France sur l’accès à l’information, mais elle n’est pas connue, ni par les fonctionnaires, ni par les citoyens. Nous voulons faire connaître ce droit d’accès à l’information et changer la situation.
Comment ?
- Le vendredi 28 septembre est la journée internationale du droit à l’accès à l’information. A cette occasion, nous allons lancer un vaste appel au niveau européen avec 73 organisations non-gouvernementales (ONG) pour demander à chaque gouvernement qu’il soutienne une convention forte et large dans son application. Car le texte actuel de création de la convention se contente trop du niveau minimum de transparence. Au contraire, nous voulons une transparence maximum pour que l’accès à l’information ne concerne pas seulement l’administration centrale, mais aussi le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. C’est très important que le citoyen ne se sente pas exclu des décisions gouvernementales. Le but de la transparence est simplement d’inclure davantage le citoyen dans les décisions d’un pays et qu’il sache ce qu’il se passe. Sinon, comment avoir confiance ?
Propos recueillis par François Sionneau
(le vendredi 21 septembre 2007)
A reeleição presidencial no Uruguai
Rubén Flores Dapkevicius, profesor de Direito Constitucional e Administrativo da Universidade Mayor de la Republica e colaborador do blog, divulga o trabalho La reelección del presidencial en la Republica Oriental del Uruguay. Neste artigo o professor Dapkevicius analisa o instituto da reeleição presidencial no contexto do ordenamento jurídico do Uruguai, tema que se encontra em discussão no governo atual.
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